Port de pêche de Boulogne Sur Mer
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Boulogne-sur-Mer mise sur le tourisme pour dynamiser l’économie régionale

Longtemps réduite à son statut de premier port de pêche de France, éclipsée un temps par Calais et son tunnel, la ville veut booster son image en valorisant ses atouts et ceux du Boulonnais.

Tour à tour station balnéaire prisée au 19e siècle, terre de pêcheurs, puis d’industrie, en partie détruite pendant la seconde guerre mondiale, reconstruite, la capitale de la Côte d’Opale a traversé les différentes étapes de son histoire sans qu’aucune n’imprime vraiment sa marque. D’où une image un peu floue, trop fade diront certains qui ne reflète pas la réalité d’une cité non dépourvue de caractère qui s’est beaucoup transformée ces dernières années. Des changements qui n’ont pas échappé aux touristes de plus en plus nombreux à redécouvrir la ville, le littoral et l’arrière-pays.

La résurrection du port

Réorganiser trois ports en un, tel a été le défi posé aux autorités confrontées aux problèmes récurrents de la pêche et de la filière halieutique. Un objectif ambitieux réalisé en plusieurs étapes. Tout d’abord, Capécure, 1e plate-forme française de transformation des produits de la mer, où les chalutiers industriels et artisanaux déversent des milliers de tonnes de poissons frais, a été modernisée. Ensuite le quartier République-Eperon où accostaient avant les grandes compagnies de ferry vers la Grande Bretagne, a vécu de son côté une véritable métamorphose passant en six ans de l’état de friche à celui de secteur le plus développé et animé de la ville. Tourné aujourd’hui vers les loisirs et l’habitat, doté d’un complexe cinématographique, d’une salle de spectacle au sein de l’Embarcadère, ce quartier en pleine mutation a contribué à changer l’image de la ville. La montée en régime de la plaisance, la refonte prévue de la gare maritime, et la relance du trafic passager et du fret depuis juin 2026 via la compagnie Hibernia Line vers Cork en Irlande, devraient contribuer à la création d’un nouveau pôle touristique industriel autour du port de Boulogne.

Requin gris (Carcharhinus plumbeus) baptisé Pédoncule

Pièce centrale de ce projet, le très populaire Centre national de la Mer Nausicaa (23 millions de visiteurs depuis sa création en 1991) outre son lagon tropical rénové accueillera bientôt une grande salle d’exposition et de nouveaux bassins. Enfin le navire «Vent d’Opale» propose désormais deux découvertes du port de Boulogne et des caps Gris-Nez et Blanc-Nez avec de nombreux évènements didactiques à bord. Les Deux-Caps labellisés «Grand site de France» se découvrent aussi par la route en longeant la côte via les villages de Wissant, Ambleteuse et Audinghen, siège de la Maison du Site des Deux-Caps qui œuvre à favoriser la découverte à pied de ce lieu magnifique de la Côte d’Opale traversé par le GR120-09.

Le rivage abrite une grande variété de milieux naturels

Le Cap Blanc-Nez©lescoflocs

Le Cap Blanc-Nez
©lescoflocs

Autre atout, le rivage boulonnais, le plus varié de la Côte d’Opale, abrite en plusieurs endroits une grande diversité de milieux qui sur une surface géographique réduite attire les oiseaux migrateurs faisant par exemple du Cap Gris-Nez un des hauts lieux ornithologiques d’Europe. Au sud de Boulogne, les plages frangées de dunes boisées du Cap d’Alprech sur les hauteurs du Portel, méritent le détour grâce aux aménagements de renaturation de son propriétaire, le Conservatoire du Littoral, qui lui a permis de retrouver son aspect sauvage originel. Résultat : ce sanctuaire naturel classé Natura 2000 grande réserve d’oiseaux marins, de faucons ou d’hirondelles de rivage nichant dans la falaise, abrite et protège aussi une grande variété de flore comme les lichens ou le gazon d’Olympe qui participent à la beauté de ce paysage. Deux catégories ont ici façonné ce dernier, les écosystèmes marins et terrestres. Les premiers se découvrent sous forme d’une centaine d’espèces d’algues étalées entre Wimereux et la Pointe aux Oies, les seconds constitués par des falaises et dunes ont un grand intérêt géomorphologique notamment comme la falaise de craie du Crétacé de Blanc-Nez et celle de Sangatte.

Le Geopark Transmanche mémoire du patrimoine géologique et marin

Au nord, les falaises qui laissent apparaître les divers étages du Jurassique, recèlent des fossiles de millions d’années visibles au gré des marées. Une carte géologique élaborée en collaboration entre le Parc naturel régional des Caps et Marais et le Kent Downs National Landscape au Royaume-Uni montre comment la géologie a façonné les collines, les sols, les villages des deux côtés de la Manche. Le projet de candidature au label « Geopark mondial Unesco» du Geopark Transmanche qui associe La France, la Belgique et la Grande-Bretagne préconise «la mise en place d’un tourisme durable, respectueux de l’environnement, la préservation de ce patrimoine géologique et naturel et la valorisation des richesses culturelles et immatérielles de ce paysage unique».

Les Carrières de Marquise une beauté minérale à préserver

Le Bassin carrier de Marquise

Le Bassin carrier de Marquise

Le Bassin carrier de Marquise situé au cœur du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale est un exemple de géosite du Dévonien (-419 à -359), période où, recouvert d’eau, il accueillait coraux, poissons, mollusques, algues. Les traces fossiles présentes aujourd’hui dans les roches calcaires permettent de reconstituer les habitats marins témoignant de l’évolution des écosystèmes au cours des siècles. Un circuit des Carrières conçu par l’Espace naturel régional en collaboration entre les carriers et les municipalités environnantes valorise ce patrimoine minéral qui occupe 14 % de la terre des Deux-Caps. Avec un objectif : accompagner d’ici à 2044 la mise en place d’un pôle régional de biodiversité incluant la création de coulées vertes, de chemins de randonnée, de plantations d’arbres autour d’un lac de 450 hectares.

 

Desvres-Samer pays de bocage, de potiers, terre d’accueil des métiers d’art

Musée de la Céramique

Musée de la Céramique de Desvres

En s’éloignant de la côte plus vers l’intérieur, le territoire de Desvres-Samer niché au cœur du Boulonnais est un mélange de campagne bocagère, de villages pittoresques, où artisanat local et activités du terroir ont su cohabiter en harmonie pour faire vivre le Parc naturel du Boulonnais. Ainsi Desvres, terre de potiers, ancêtre des faïenciers, perpétue depuis 300 ans un savoir-faire qui a su adapter ses fabrications aux goûts de notre époque. Les reproductions des 7oo pièces de décors célèbres «faits mains» (Delft, Rouen, Moustiers) présentées au Musée de la Céramique constituent une immersion passionnante dans l’histoire de cet art. Au Village des Métiers d’Art (VAM) à quelques encablures du Musée, même volonté de dynamiser la région en faisant connaître le savoir-faire de jeunes créateurs aux disciplines artistiques multiples. Cette pépinière d’entreprises créée par la Communauté de communes de Desvres-Samer se veut un lieu d’échanges, de partage et d’accompagnement pour les porteurs de projets et les jeunes engagés dans les métiers d’art qui bénéficient ici d’un suivi personnalisé. Le site propose également des locaux pour séminaires et évènementiels.

La Maison du Colosse en marbre blanc

En poursuivant vers le bocage de ce pays de Samer, on apercevra peut-être l’emblématique cheval boulonnais, surnommé le «colosse en marbre blanc» que la Communauté de communes a choisi de valoriser au sein de la très belle Maison du Cheval Boulonnais, annexe rénovée d’ancien relais de poste. Sont rassemblées ici diverses activités autour de l’une des plus anciennes races de chevaux de trait, qui a eu son heure de gloire en jusqu’en 1850 en convoyant des chargements de poissons frais entre Boulogne-sur-Mer et Paris, l’arrivée du chemin de fer précipitant son déclin. 19 hectares lui sont ici consacrés où cohabitent autour d’un restaurant,un service vétérinaire, une bourrellerie, le Syndicat hippique boulonnais, des écuries et paddocks, deux carrières en sable et en herbe, un manège couvert, un relais étape de 28 box pour les visiteurs à cheval, VTT ou pédestres désireux de faire une halte sur les chemins de randonnée au départ de la Maison. Un bureau d’information touristique accompagne tout au long de l’année les nombreux évènements grand public accueillis sur ce lieu de mémoire.

 

www.ville-boulogne-sur-mer.fr
www.boulonnaisautop.com
www.embarcadere-boulonnais.fr
www.parc-opale.fr
www.geoparktransmanche.org
www.tourisme-desvressamer.fr
www.lesdeuxcaps.fr
N’Horizons.fr
Eden62.fr

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